Le but  est de regrouper plusieurs initiatives pour concentrer les efforts sur des projets ponctuels, dont la résonance et les retombés économiques permettent d´espérer que l´aide apportée engendre à son tour, à terme, une aide nouvelle.
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Cette stratégie   nécessite d´introduire dans l´action la notion de « retour sur dons«  dans la même mesure, mais pas dans le même esprit, que la notion économique de « retour sur investissements« . Le succès des actions se mesure donc surtout au nombre de personnes aidées, qui sont en mesure d´aider à leurs tours. Ce faisant, c´est donner une base solide à la pérénité de la bonne action et, se placer en dehors de la « consommation anonyme des dons » pour en faire un acte d´échange libre.
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Introduire la notion de partage, d´aide, de justice dans les activités économiques c´est donner une autre dimension à la notion de bénéfice et de profit. Partager le savoir-faire et les compétences dans un cadre de réciprocité, accepter la compétitivité sans égoïsme latent, c´est susciter des communautés d´entre-aides. Les destinataires des aides ne sont alors plus considérés comme des assistés, mais comme participant à un projet de partage à long terme. Dans cet esprit, et dans le cadre d´une relation essentielle de réciprocité, donner n´a pas plus de valeur que recevoir.